À propos

Il faut savoir que derrière Amour Animal, une personne assez timide se cache. Et lorsqu’il s’agit de parler d’elle, tous les moyens sont bons afin d’éviter l’exercice… mais il y a cette fameuse page « à propos » qu’il faut écrire, alors tentons de jouer le jeu !

Qui suis-je ?

Une question intéressante et difficile à répondre sachant que j’ai l’impression d’être en constante découverte de moi-même, en évolution permanente. 

Ce qui reste immuable est que je m’appelle Laurie, et que je suis devenue antispéciste

Cela veut dire que je me considère désormais comme étant sur le même plan d’égalité qu’une personne humaine,  ou non humaine, que l’on appelle communément « les animaux » en oubliant souvent que nous en sommes nous-mêmes. 

Je ne prends pas en compte le critère de l’intelligence afin de me comparer à autrui, je ne pense pas être « plus » ou « supérieure ». Je pense simplement avoir certaines capacités, comme un singe sait monter à l’arbre agilement, alors que je serais bien embêtée si je devais me mesurer à lui… Ou qu’un dauphin peut rester 20 minutes sous l’eau alors que je suffoque avec mes poumons d’être humain.

Nous sommes différents de par nos aptitudes, mais nous sommes tellement similaires sur de multiples points. Et ce sont ces similarités qui me poussent à adopter cet engagement au quotidien : nous sommes des êtres sensibles doués de conscience. 

Ce qui veut dire que comme moi, le lapin a peur, comme moi, le cochon ressent la douleur, et comme moi la vache veut vivre dans le respect de ses besoins biologiques. Peu importe si cela se résume à être dans un champ à brouter de l’herbe, pendant que je suis avachie sur mon canapé à regarder Netflix en mangeant du chocolat.

Chacun ses besoins, dans le respect de ceux des autres !

La petite Secousse

Ma vision du monde est désormais simple : le regarder avec bienveillance et compassion, autant que possible.

Et ces deux prismes changent considérablement les choses et notre façon de traiter les animaux.

Lorsque j’ai eu ma prise de conscience, il y a bientôt cinq ans, initiant ainsi mon mode de vie végane, j’ai été complètement déboussolée.

J’ai eu cette impression d’avoir découvert quelque chose de caché, que les gens autour de moi ignoraient. J’étais restée longtemps dans une sorte de brouillard que je créais moi-même afin de me protéger. Je me doutais que ce que vivaient les animaux n’était pas une partie de plaisir, mais je n’avais pas imaginé la grandeur de leur souffrance et surtout l’ampleur de notre culpabilité.

Et je voulais dissiper à tout prix ce brouillard, cette ignorance commune à tous êtres humains consommant des produits d’origine animale. 

Je me suis énormément documenté sur les modes et les méthodes d’élevage, les conditions de vie, mais aussi les alternatives, les prétendues carences, les recettes, etc. Et tout ce que je lisais qui concernait notre rapport à l’animal, tout ce que je voyais, n’aurait jamais pu être créé par mon imagination. Parce que nous n’avons pas cette cruauté spontanée, cette inhumanité, cette volonté de faire souffrir et d’ôter la vie.

L’industrie s’en charge à notre place, et nous sommes loin d’imaginer ce qu’elle leur fait subir.

Je ressentais au fond de moi une multitude d’émotions, variant sans cesse, passant de l’une à l’autre. De la colère contre le monde entier pour avoir le droit d’enfermer, d’élever, de gaver, de séparer, de modifier, de tester, de tuer des individus qui n’ont aucun moyen de s’exprimer et qui n’ont, de toute façon, pas notre attention. Mais aussi une immense tristesse devant notre propre folie. 

3 millions d’animaux sont tués chaque jour en France dans les abattoirs. Ce chiffre continue de me donner vertiges et nausées.

Il fallait alors que je m’exprime pour éveiller les gens qui m’entourent, pour les informer et les faire évoluer.

Aussi, je me suis mise à dessiner alors que je ne pensais pas avoir cette faculté. J’ai dessiné afin de faire passer des idées, des vérités. Je publiais mes dessins sur Instagram et sur un blog que j’avais appelé « La petite Secousse » afin de « secouer » les gens et planter une graine qui j’espérais, grandirait.

La naissance d’Amour Animal

Dans mon cheminement, j’ai voulu également étudier officiellement ce qui a trait à l’animal. 

En parallèle de mon métier de juriste en Droit des marques, j’ai donc décidé de passer un diplôme universitaire en Droit Animalier à l’Université de Limoges. J’avais ce besoin d’apprendre et de comprendre comment la société au fil des années, appréhendait la question de la cause animale.

Avons-nous toujours tiré profit d’eux ? Y’a-t-il des pays qui respectent plus ces êtres ? Et tant d’autres questions.

C’est alors que je me suis retrouvée pour la première fois avec des personnes qui comme moi, avait conscience de l’immense souffrance que nous infligeons au quotidien aux animaux. 

Qui comme moi, devenaient végétarien.nes, végétalien.nes ou réduisaient drastiquement leur impact sur l’espèce animale, qui œuvraient pour que le fossé entre l’être humain et l’être non humain se réduise afin que nos relations soient plus respectueuses et harmonieuses.

Je pouvais enfin m’exprimer sans être jugée, tenir des débats passionnés, et ne pas passer pour une marginale quand je mangeais un repas exclusivement végétal.

C’est aussi la première fois que les cours m’ont totalement passionné. 

A cette époque, les personnes qui suivaient La Petite Secousse m’ont encouragée et m’ont fait part de leur souhait de pouvoir afficher au quotidien leurs convictions, en les portant. Mais il y a un grand pas entre publier des dessins et devenir une micro-entreprise qui fait imprimer ses visuels sur des accessoires et vêtements biologiques ! 

Surtout que ça allait me demander du temps et de l’adaptabilité, car je travaille à temps plein à côté. Mais l’envie de poursuivre ce projet était plus forte et j’ai alors décidé de lancer une marque, Amour Animal, en imprimant 3-4 dessins sur des tote bags. 

Cette marque, je la souhaitais éthique, écologique et… sans plastique ! Et surtout je la voulais solidaire. Je désirais vivement qu’elle mette en avant des associations de protection animale, des sanctuaires, qui luttent au quotidien pour faire évoluer les mentalités et sauver des individus issus des industries, des élevages.

C’est ainsi que quasiment chaque visuel à un partenaire et que chaque achat les soutient puisqu’un pourcentage leur est reversé, impliquant le consommateur dans la réalisation d’une bonne action.

Les tote bags, c’est bien, mais les t-shirts, c’est mieux !

J’ai ainsi lancé une campagne de financement participatif afin de recueillir la somme qui me permettrait de développer une gamme de t-shirts et sweats.

Et aujourd’hui, je suis fière de ce qui j’ai accompli, à ma petite échelle. Ce n’est pas toujours simple de gérer une entreprise de A à Z, en plus de son travail et des événements de la vie quotidienne !

Grâce à Amour Animal, j’ai rencontré énormément de personnes formidables, bienveillantes, passionnées qui agissent pour un monde meilleur, et ça me touche droit au cœur.

Votre rôle dans la protection animale

Chaque jour je fais en sorte du mieux que je peux pour que mon existence n’impacte pas de manière négative le monde dans lequel je vis.

J’ai choisi cette cause, la cause animale, afin de rythmer mon quotidien, d’animer mes actions, de guider mes choix.

Parce que chaque jour, j’ai la possibilité de militer. Chacun de mes repas est une façon d’affirmer ce que je défends. Une prise de position, une expression de mes convictions par l’alimentation, notamment. Trois fois par jour, j’ai le choix entre contribuer à perpétuer l’enfer sur terre pour les animaux ou manger en me libérant de cette culpabilité.

Et c’est à la portée de tout le monde !

Souvent, les personnes avec lesquelles j’échange n’ont pas conscience de leur pouvoir d’action, de leur poids dans les décisions qu’elles prennent. Car elles se voient de manière individuelle et non comme une partie d’un tout, susceptibles d’inspirer, d’influencer. Elles perçoivent leurs actes comme anodins, n’ayant pas de réelles conséquences. Et c’est se tromper que de réfléchir ainsi ! 

Si une personne réalise une bonne action, réduire ou arrêter sa consommation animale par exemple, elle a déjà un impact en soi.

Sur elle-même puisqu’elle va ressentir ce sentiment d’avoir agi justement, cette plénitude que l’on sent dans notre corps lorsque l’on est fièr.e de nous-mêmes. Mais aussi sur la cause qu’elle aura soutenue, les vies et l’impact écologique qu’elle aura préservés. 

Chaque geste compte.

Et si cette même personne réalise alors sa bonne action devant d’autres individus, si elle communique sur ses choix, elle amplifie en conséquence son impact. Car elle va montrer qu’il est possible d’agir différemment, plus respectueusement.

Et ces personnes qui ont observé un ou plusieurs individus agir vont peut-être à leur tour se mettre à réfléchir, et à un moment, comprendre qu’elles aussi, elles peuvent prendre part au mouvement

Ainsi, si vous décidez d’agir, vous accomplissez quelque chose qui vous semble infime, mais qu’en est-il de son onde ? De son impact ? De son retentissement sur vos proches, vos ami.es, dans le monde, à court, moyen ou long terme ?

Ce n’est pas parce que vous ne pouvez pas tout réaliser, tout sauver que vous ne devez pas agir au quotidien, à votre échelle, pour alléger, réduire, restreindre, diminuer la souffrance que la société inflige aux animaux.

Vous aurez fait votre part.

Et vous pourrez en être fièr.e. Soyez confiant.es dans vos convictions, et rappelez-vous que vous n’êtes pas seul.es dans cette démarche.

Si vous avez envie de me partager vos expériences, vos histoires, vos doutes, si vous avez simplement besoin d’échanger, de me raconter qu’elle est la cause animale qui vous tient le plus à cœur : n’hésitez pas à me contacter.

Je me ferai un plaisir de vous lire et de vous répondre.

Laurie